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Février 2017

« Le bio devient-il une préoccupation dans l’achat de produits cosmétiques ? »

Journaliste : Bonjour Cindy et merci de nous avoir accordé votre temps pour répondre à ces quelques questions.  Nous allons donc commencer. Selon vous, qu’est ce qu’une consommation socialement responsable et comment se manifeste-t-elle ?

Cindy : Ma définition de consommation responsable consiste à utiliser des produits qui ne polluent pas le corps et la planète, faire travailler les marques ou artisans qui ont une belle éthique.

Journaliste : A quoi doit être attentif un consommateur socialement responsable ?

Cindy : A la composition des produits, qui est primordial. Je dirai aussi la manière dont est gérée l’entreprise qui va fournir les produits, c’est à dire pas de création à la chaîne en usine, si possible « fait main » à la provenance des matières premières utilisées.

Cela dit, il y a des produits qui viennent d’Inde, par exemple les poudres indiennes qui peuvent être de très bonne qualité. Pas besoin d’être systématiquement « Made in France » pour être de bonne qualité selon moi.

Ce n’est pas parce qu’un produit vient d’Inde qu’il est pas bon. Chaque pays à son savoir, ses matières première et sa façon de travailler.

Enfin, pour les pays qui font parti de l’UE, ou bien d’un gros pays, comme l’Australie par exemple, je dirai que les labels sont un gros plus.  Il y en a énormément, des légers et des plus restrictifs. Le label français que je préfère est « Nature et progrès ». La petite mention en plus que j’apprécie particulièrement est « Slow cosmétique ».

Le soucis avec les labels c’est qu’ils sont coûteux et pas tous les artisans peuvent se permettre de s’en payer un. Il faudra donc que le consommateur se renseigne bien sur la marque et sur leur « chaîne de production ». Avec les réseaux sociaux il est très facile de savoir si une marque fait du propre.

Journaliste : quelles sont les sources de motivation qui pourraient pousser un consommateur à acheter des produits bio/naturels ?

Cindy : Ce qui motive c’est de voir que les produits fonctionnent. Pour ma part, dans le passé, je dépensais des centaines d’euros dans des produits de parfumerie parce que j’étais esthéticienne et je baignais dans le monde « de la beauté de luxe ».

Ces produits n’ont jamais fonctionné sur moi, ce n’était que de la poudre aux yeux.

Au final, je suis partie sur des tarifs beaucoup moins chers avec des produits plus simples comme une huile pour se démaquiller, même de l’huile d’olive fonctionne ! Le plus important est de choisir un produit de qualité (pour une huile, préférez une huile vierge pressée à froid et BIO).

Les résultats m’ont énormément motivés, sans parler de l’économie financière que je faisais.

Les gens croient que le bio, le naturel est cher mais si on compare ça avec une marque de parfumerie, on s’y retrouve très vite.

Il y a aussi un peu de fierté là-dedans, car on consomme bien et on le sait. On sait que l’eau qui part dans les canalisations avec ce nouveau shampoing bio ne polluera pas. On sait que l’argent donné à l’artisan va peut-être lui permettre de payer les cours de danse de sa petite fille.

Maintenant que j’achète des produits comme ça, je me sens mieux dans mes baskets et je ne culpabilise plus.

Journaliste : Quel type de produits cosmétique utilisez-vous ? A quelle fréquence et où les achetez vous ? Quelles marques avez-vous l’habitude d’acheter ?

Cindy : J’utilise de tout ! *rire*

Des produits pour les cheveux : il y a le shampoing puis l’après shampoing.

J’utilise toujours un soin après le shampoing parce qu’il ne faut pas oublier que dans un  shampoing naturel il n’y a pas de silicones ou autre actifs qui va donner cet aspect doux.

 Ensuite, j’utilise un produit que je me suis fabriquée toute seule, c’est un vinaigre de rinçage.

Il suffit de prendre une bouteille d’eau d’un litre et d’y rajouter une cuillère à soupe de vinaigre de cidre. Je le verse  sur mes cheveux en eau de rinçage et ils paraissent tout de suite plus soyeux et doux. Le vinaigre de cidre permet de resserrer l’écaille du cheveu et son PH  rééquilibre le cuir chevelu, dites adieu aux cheveux gras !

Ensuite, pour le visage j’utilise un savon saponifié à froid et je termine le nettoyage avec une vaporisation d’eau florale. Je termine le soin du visage en utilisant une crème ou bien une huile végétale.

Pour le corps, j’utilise uniquement un savon solide, si je peux éviter les déchets, je le fais !

Je n’achète sur internet que quand je sais que le produit est génial et que je ne peux pas le retrouver en boutique près de moi.

Les marques que j’utilise le plus ? Pour les cheveux : Denovo, la marque artisanale So champs.

Pour le visage : oOlution, c’est une très bonne marque française et éthique, ils ont un système de communication merveilleux, leur packaging est au top et les résultats sont bien présents.

J’ai beaucoup aimé aussi Evolve, le problème c’est qu’il est difficile d’acheter leurs produits, leur packaging fait très rustique et vintage. Cela donne du charme aux produits et casse cette image « kitsch » que l’ont a du naturel/bio.

Journaliste : quelles sont vos préoccupations lors d’un achat de produit cosmétique ?

Cindy : Je regarde systématiquement les avis postés sur internet. Je fais ça pour les produits que je n’ai pas encore testé car j’aime bien découvrir de nouveaux produits et voir ce que les autres consommateurs en pensent.

Je suis aussi influencée par les avis des blogueuses que j’adore et en qui j’ai totalement confiance.

Je regarde évidemment des avis sur la marque, son éthique. Si je peux donner de l’argent à un artisan plutôt qu’à une Multi-nationale je le fais.

Journaliste : Avez-vous des attentes particulières vis à vis de la marque ?

Cindy : J’attend de l’honnêteté tout simplement. Des produits qui valent leur prix et qui fonctionnent.

Journaliste : Lorsque l’on vous dit cosmétique bio à quoi cela vous fait penser ?

Cindy : Label, qualité, respect de l’environnement.

Cela dit j’ai du mal à donner un avis complètement objectif sur les produits bio car j’en ai vu qui ont juste un seul label bio, le label européen par exemple, qui est le plus large et qui peut accepter par exemple « l’ammonium lauryl sulfate ». Un composant qui pour moi reste nocif et qui est totalement évitable. Quitte à faire un produit bio autant enlever ce sulfate et trouver un compromis déja plus sain (comme le coco-sulfate par exemple).

Journaliste : Comment jugez-vous la qualité de l’information autour des produits cosmétiques bio ?

Cindy : Ce qui est en train de se passer depuis 3 ans grâce notamment aux réseaux sociaux est super, les personnes commencent à se rendre de plus en plus compte qu’elles consomment mal (j’ai été dans la même situation !). Les réseaux sociaux ont créés un bel engouement autour des produits naturels et permettent vraiment aux petits artisans de se faire connaître facilement.

Il y a aussi beaucoup de reportages à la télévision tels que Zone Interdite où on nous met la vérité en face. Au bout d’un moment, on est obligé d’être au courant. Ensuite, c’est au consommateur de faire son choix : ou il a envie de continuer à mal consommer ou alors cette multitudes d’informations lui aura déclenché un électrochoc, il est un peu déçu pendant un moment et il décide de changer ses habitudes.

Journaliste : Quels seraient les avantages et les inconvénients des produits cosmétiques bio ?

Cindy : Je dirai de l’efficacité, du respect du corps et de l’environnement, le prix, la qualité.

Le bio peut paraître cher aux yeux de quelqu’un qui achète du Nivea, mais finalement il ne vaut mieux pas payer un peu plus cher et avoir des résultats ? 

Pour le coté négatif je dirais l’odeur, (et encore ce n’est pas souvent le cas !) car les produits naturels ne sentent pas toujours bon. Les crèmes à base de fleurs ou de fruits vont être sympathiques, mais le beurre de karité par exemple, sent très fort. Après c’est une question d’habitude. La conservation, parfois est problématique, un hydrolat tu vas devoir le mettre au frais par exemple car il n’y a pas de conservateurs.

Cela dit je préfère utiliser un produit efficace et sans parfum plutôt qu’un produit qui sent terriblement bon mais qui est mauvais pour moi.

Journaliste : Quelle a été votre première expérience bio ? Quelles sont les raisons principales de votre passage aux cosmétiques bio ?

Cindy : Ma première expérience bio c’était UVBIO , une marque de solaires et la marque Lamazuna une marque qui fait dans le zéro déchet.

Ça fait 3 ans à peu près que je consomme bio. J’en avez assez d’utiliser des produits mensongers et perdre mon argent bêtement.

C’est mes problèmes des cheveux qui m’ont vraiment ouvert les yeux. J’utilisais beaucoup de produits avec les silicones et automatiquement je me rendais compte que lorsque je n’utilisais pas ces produits, mes cheveux étaient dans un état lamentable. C’est pour cela que j’ai décidé d’essayer les produits naturels. Et je me suis rendue compte que ces produits là fonctionnaient.

Depuis je n’ai plus jamais « rechuté » *rire*  car javais enfin réussi à trouver chaussure à mon pied.

Journaliste : Que pensez-vous de cette multitude de labels?

Cindy : Si j’étais une marque, j’utiliserai les labels ou mentions les plus forts en terme d’éthique, comme Slow Cosmétique au niveau de la qualité et de la composition, j’utiliserai aussi le vegan et cruelty free qui attire une autre cible de clients potentiels.

Je ferais tout pour que mes produits soit labellisés « Nature et progrès » et je n’hésiterais pas à mentionner que mon produits et une création française.

Je pense que trop de labels n’est pas utile, pour moi si un produit regroupe tout cela, je l’achète sans aucune hésitation !

Journaliste : Un dernier mot pour la fin ?

Cindy : Faites du mieux que vous pouvez et que vous voulez surtout, sans culpabiliser !

Marie H.

Mai 2017

Juin 2017

Le 30 Juin 2017 j’ai eu la chance de représenter Treez en tant que marraine.

Treez est une marque française de bijoux éthiques. A chaque achat d’un bijoux Treez un arbre est planté. Le concept est juste incroyable.

J’ai eu l’honneur d’être interviewée par INFO 83 afin de faire connaître mon activité sur Internet dans le Var.